Congrès mondial sur la francophonie : expérience sino-canadienne en enseignement et en recherche à l’horizon de 2030

Appel à communications – nouvelles dates

Du 7 au 10 octobre 2022

À l’Université de Moncton, campus d’Edmundston, en collaboration avec Shanghai International Studies University

L’université de Moncton campus d’Edmundston, en collaboration avec Shanghai International Studies University, vous invite au Congrès mondial sur la francophonie : expérience sino-canadienne en enseignement et en recherche à l’horizon de 2030 qui aura lieu du 7 au 10 octobre 2022[1]. Ledit congrès se tiendra à l’Université de Moncton campus d’Edmundston, sur le territoire traditionnel non cédé des Wolostokiyik (Malécites).

Dans le contexte d’une mondialisation galopante où à la fois les frontières et les distances semblent abolies et la communication entre les peuples plus fluide, et où on assiste, néanmoins, à la construction de murs, au repliement sur soi et à la montée de la xénophobie et de l’exclusion, le rôle des universités comme institutions inclusives « ouvertes sur l’univers et le bien être des humains » devient fondamental. Les manifestations scientifiques internationales organisées au sein des institutions du savoir mettent non seulement en valeur les résultats de la recherche scientifique et ceux de la création artistique, mais elles contribuent au croisement des visions de Soi et de l’Autre ainsi qu’à la circulation des idées, dans le but de favoriser des échanges fructueux et enrichissants pour les professeur(e)s établis, les étudiant(e)s, les chercheur(e)s et les praticien(e)s. Ces événements participent ainsi à une « praxis » dont le résultat est l’épanouissement de l’Humain remis au centre des enjeux de la mondialisation.

Notons, tout d’abord, que le choix du mois d’octobre prévu pour la tenue du Congrès mondial sur la francophonie : expérience sino-canadienne en enseignement et en recherche à l’horizon de 2030 n’est pas fortuit. Cette manifestation scientifique multidisciplinaire et interdisciplinaire d’envergure internationale est à la fois, l’occasion de célébrer le 52e anniversaire de l’amitié sino-canadienne, née à l’issue de la reconnaissance de la République populaire de Chine par le Canada, le 13 octobre 1970, et le 49e anniversaire de la première visite d’une délégation francophone en République populaire de Chine. En effet, Pierre Elliott Trudeau, le Premier ministre du Canada, de l’époque, à la fois politicien et intellectuel francophone, se rend à Beijing, le 7 octobre 1973, accompagné, entre autres, de deux intellectuels francophones bien connus: Michelle Legendre, artiste et marionnettiste ainsi que Jacques Hébert, journaliste et fondateur de Jeunesse Canada Monde (JCM). En réponse à cette initiative sans précédent, Zhou Enlai, le Premier ministre de la République populaire de Chine envoie un message au peuple canadien où il insiste sur « la paix dans le monde ».

Soulignons, également, que durant cette visite historique, les pourparlers ainsi que les documents officiels étaient rédigés à la fois en chinois, en anglais et en français. L’usage du français dans un contexte diplomatique inédit était la conséquence de la dualité linguistique, devenue officielle en 1969, un an plus tôt au Canada et au Nouveau-Brunswick. Aussi, l’établissement des relations diplomatiques a consolidé les relations bilatérales déjà existantes, entre la Chine et le Canada francophone.

Malgré les hauts et les bas que connait l’amitié sino-canadienne, les relations entre les universitaires canadiens francophones et chinois continuent de connaitre des progrès considérables. Outre les domaines du commerce, de l’environnement et de la culture, les deux pays collaborent également sur les plans de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Un grand nombre d’étudiants chinois choisissent les universités canadiennes francophones pour poursuivre leurs études de deuxième et troisième cycles, conséquence de leur engouement pour la langue, la culture et les communautés franco-canadiennes. Parallèlement, ces dernières années, grâce à l’intérêt pour la langue, la culture et la société chinoises, les échanges entre les professeur(e)s établis, les étudiant(e)s chercheur(e)s et les praticien(e)s francophones et leurs collègues chinois sont de plus en plus nombreux. 

C’est dans le prolongement de cette collaboration que le Congrès mondial sur la francophonie : expérience sino-canadienne en enseignement et en recherche à l’horizon de 2030 se veut un carrefour d’échanges entre les professeur(e)s établis, les étudiant(e)s chercheur(e)s, les praticien(e)s canadiens francophones et leurs collègues chinois qui étudient, travaillent et font de la recherche en français et/ou sur la langue française. Il s’agira de faire le point sur les connaissances nouvelles produites dans divers domaines d’enseignement, de création, de recherche et d’innovation afin d’enrichir une réflexion qui tiendra compte des réalités culturelles et nationales à la fois en termes de comparaison des bonnes pratiques et de collaboration.  Ainsi, les échanges s’inscriront dans une perspective de dialogue et de partage d’expertise, dans un esprit de développement mutuel et dans le but ultime de favoriser les interactions pédagogiques et épistémologiques, à partir d’une perspective transculturelle, au-delà des frontières ethniques, culturelles et religieuses.

Notons que les événements récents au Canada ont montré que les milieux francophones n’ont pas été épargnés par les actes racistes et la discrimination systémique anti – Autochtones, anti – Noirs, anti – Musulmans, anti – Asiatiques et anti-Juifs, exacerbés par la pandémie du Covid-19. Dans la mesure où la francophonie canadienne se veut un espace diversifié et pluriel qui prône le « vivre – ensemble », l’inclusion, la décolonisation, la désethnicisation et la déracialisation, nous invitons les participants qui le souhaitent à aborder dans leur réflexion les défis que rencontrent les membres issus des minorités ethniques, religieuses, culturelles et autres, au sein du Canada francophone. Par ailleurs, la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 étant un phénomène d’actualité qui touche toutes les communautés à travers le monde, la réflexion peut porter sur sa gestion et son impact dans différents domaines, comme l’enseignement du ou en français et la recherche, entre autres sujets.

Les chercheur(e)s œuvrant dans les domaines des lettres, des arts, des sciences de l’éducation, des sciences humaines, des sciences sociales et des sciences de l’administration sont invités à exposer le fruit de leurs recherches à partir de leurs perspectives respectives. Les travaux doivent porter sur le Canada francophone et/ou la Chine, et/ou d’autres pays francophones. Toujours, dans un souci d’inclusion et afin de renforcer le dialogue entre les différentes francophonies au-delà des frontières, les propositions de communications ayant pour sujet la francophonie dans d’autres pays que le Canada et la Chine, ainsi que celles issues de représentant(e)s de la société civile et des praticien(e)s seront les bienvenues.

Voici quelques questions auxquelles les participant(e)s sont invités à réfléchir :

Comment les francophonies canadienne et chinoise se développent-elles actuellement en termes de collaboration scientifique, de partage des connaissances et d’échanges d’expertises en enseignement, recherche, création et innovation? Quelles sont les avenues à explorer et les perspectives communes à développer? Quels sont les outils et les stratégies à mettre en œuvre pour renforcer les liens et en créer de nouveaux, favoriser un dialogue constructif, assurer la pérennité et produire des résultats durables, à la fois au sein de la francophonie sino-canadienne et entre les francophonies dans leur diversité, à l’horizon de 2030?

[1]Initialement prévu pour les 9, 10, 11 et 12 octobre 2020 et reporté à cause de la situation sanitaire mondiale.

Les communications devront s’insérer, sans exhaustivité, dans l’un des axes suivants :

1. Linguistique

· L’aménagement et les politiques linguistiques : défis et enjeux.

· Le contact des langues et les représentations linguistiques.

· Territoire(s) et langues : quels enjeux pour les francophonies?

· Lexicographie bilingue : tendances actuelles dans la confection des dictionnaires bilingues.

· Analyse du discours et analyse du contenu : concepts et corpus

· Les relations sino-canadiennes entre perceptions, discours (politiques, médiatiques, publicitaires) et réalité. 

2. Art et littérature 

· Littérature comparée : littératures francophones

· La réception de la littérature canadienne francophone en Chine, sa traduction et son adaptation: films, pièces de théâtre, feuilletons, etc.

· Patrimoines oraux et immatériels.

3. Sciences de l’éducation

· Didactique des langues : la dimension interculturelle, la place du numérique.

· L’enseignement des sciences humaines et des sciences sociales au Canada francophone et en Chine et ailleurs dans la francophonie mondiale.

4. Traduction et traductologie

· Théorie et pratique de la traduction / interprétation français-chinois et chinois-français. 

· Traduction pédagogique et pédagogie de la traduction (Enseignement de la langue étrangère par / pour la traduction).

5. Commerce international et management

· Commerce international entre le Canada et la Chine : défis et prospectives.

· La dimension interculturelle dans les relations commerciales.

· Développement international : enjeux et modèles

6. Médias, information et Communication 

· Les réseaux sociaux : nouveaux rôles, codes et stratégies de communication. 

· Les médias traditionnels : rôles et défis

· Les nouveaux territoires du numérique

7. Analyse des rapports bilatéraux Canada francophone / Chine

· Les relations politiques et diplomatiques sino-canadiennes : perspectives et développement.

· Analyse comparative des systèmes canadien et chinois (politique, économique, juridique et diplomatique).

8. Sciences humaines et sociales

· La diversité culturelle, ethnique et religieuse dans les communautés francophones en situation minoritaire : défis et perspectives d’avenir.

· L’histoire de l’immigration chinoise dans les communautés canadiennes francophones.

· Les Autochtones dans la francophonie canadienne : défis et perspectives d’avenir.

· Développement urbain durable dans les milieux francophones.

· Écologie et santé publique dans les communautés francophones.

Nota Bene : 

· Afin de souligner l’excellence en recherche par les chercheurs émergeants, le congrès décernera un prix pour les deux meilleures communications étudiantes. 

· Dans le cas où les restrictions dues à la situation sanitaire mondiale perdurent, le congrès sera organisé en format hybride.

Modalités de soumission

Les informations suivantes sont à inclure dans les propositions de communication qui doivent être envoyée à l’adresse courriel : 

congres-cfcc@umoncton.ca

Nom et prénom de l’auteur ou des auteurs, 

Institution d’attachement

Courriel, téléphone

Titre de la proposition de communication

Un résumé de 250 mots

Mots-clés (5 maximum)

Une courte bio-bibliographie

Modalités de présentation

Les langues de communication seront le français ou l’anglais

Les communications seront d’une durée de 20 minutes, suivies de dix minutes de discussion

Contact 

Pour toute information, n’hésitez pas à communiquer avec Samira Belyazid à l’une ou l’autre des deux adresses suivantes : congres-cfcc@umoncton.ca  samira.belyazid@umoncton.ca

Prière de consulter la page du congrès pour plus d’informations

https://www.umoncton.ca/umce-artslettres/node/31

Calendrier

Date limite de soumission des propositions : 15 juin 2022

Notification d’acceptation des propositions : 10 juillet 2022 

Publication du programme : 20 août 2022 

Dates de l’événement : 7 – 10 octobre 2022

Frais de participation

Amérique du Nord et Europe:

Professeurs et chercheurs : 125$ avant le 20 juin 2022, 140$ à partir du 21 juin 2022

Étudiants cycles supérieurs : 65$ avant le 20 juin 2022, 80$ à partir du 21 juin 2022

Hors-Amérique du Nord et Europe:

Professeurs et chercheurs : 70$ avant le 20 juin 2022, 85$ à partir du 21 juin 2022

Étudiants cycles supérieurs : 25$ avant le 20 juin 2022, 40$ à partir du 21 juin 2022

Retraités : 60$

Les frais de participation couvrent : les déjeuners, les pauses-santé du 7, 8 et 9 octobre 2022, ainsi que le dîner et le spectacle du vendredi soir (le 7 octobre 2022).

Informations complémentaires 

Les frais de déplacement et d’hébergement sont à la charge des participants

Des chambres d’hôtel seront réservées à un prix de groupe et seront disponibles pour les participants intéressés.

L’excursion prévue pour le 10 octobre 2022 est aux frais des personnes qui désirent y participer.

Comité scientifique

Ozouf Senamin Amedegnato, Université de Calgary

Marc Basque, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Samira Belyazid, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Kenza Benali, Université d’Ottawa

René Blais, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Daniel K-G Chan, National University of Singapore (NUS)

Wei Chen, Shanghai International Studies University (SISU)

Mbaye Diouf, Université Mcgill

Xuemei Hou, Université des études internationales de Xi’an (XISU)

Kamel Khiari, Université Ste-Anne

Justin Maalouf, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Julien Massicotte, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Blanca Navarro-Pardiñas, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Li Qin, Shanghai International Studies University (SISU)

Leyla Sall, Université de Moncton campus de Moncton (UMCM)

Yalla Sangare, Université Ste-Anne

Shuyan Wang, Université des études étrangères du Guangdong

Jing Hui Zhu, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Comité organisateur 

Grace-Cathérine Babin, Université de Moncton à Edmundston (UMCM)

Samira Belyazid, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Hugues Chiasson, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Angel Dionne, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Amel Kaouche, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Janet Kennedy, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

André Pelletier, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Christian Michaud, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)

Réjean Toussaint, Université de Moncton à Edmundston (UMCE)